les acteurs de la titrisation

Publiée le 22 juin 2017 Par antoineSD Dans Assurance

Notre guide sur la titrisation

Dans l’objectif de diminuer vos coûts de financement et d’améliorer votre gestion des risques, la titrisation se présente comme la solution idéale. Mais à quoi correspond concrètement ce montage financier ? Quels avantages présente-t-il ? En quoi protège-t-il les entrepreneurs de l’impayé ? Découvrez quelques éléments de réponse au fil de cet article.

Qu’est-ce que la titrisation ?

La titrisation Coface constitue un bon exemple de ce à quoi correspond cette opération. Trois entités interviennent au cours de ce montage financier très particulier : le cédant, l’émetteur et les investisseurs :

  • Le cédant est bien sûr l’entreprise concernée, qui souhaite vendre ses créances à une société tierce créée pour cette raison, et ainsi épurer en quelque sorte son bilan.
  • L’émetteur est une société ad hoc, destinée à acheter ces dettes et à émettre des titres qui seront placés sur les marchés de capitaux.
  • Les investisseurs, enfin, achètent ces titres pour percevoir des intérêts versés par l’émetteur au cours du remboursement des créances par les ex-clients du cédant.

Si à la maturation des titres, les sommes versées aux investisseurs sont inférieures aux sommes perçues via le portefeuille d’actifs, la différence est alors intégralement reversée au cédant.

Un montage financier qui réduit le risque financier

Grâce à ce montage financier, l’entreprise ayant cédé ses créances peut obtenir de meilleurs financements auprès des établissements bancaires. En effet, la titrisation permet aux dirigeants de sortir les dettes de leurs clients de leur bilan. Ils ne sont alors plus concernés par le risque d’impayé, qui revient exclusivement entre les mains de la société créée pour émettre les titres boursiers liés aux créances.

Par ailleurs, la solvabilité bancaire est améliorée. D’autre part, des garanties couvrent les possessions de l’émetteur, garanties sur lesquelles les investisseurs comptent lorsqu’ils décident de s’engager dans cette opération. Au même titre qu’un entrepreneur est sujet au risque de retard de paiement et d’impayé, l’émetteur est soumis au degré de fiabilité et à la capacité de remboursement des clients endettés.

Il est toujours possible que les ex-clients du cédant se retrouvent dans l’incapacité d’honorer leurs dettes. La société émettrice est alors incapable de payer les investisseurs. Ces derniers ont pour recours de se retourner contre elle, mais uniquement contre elle. L’entreprise d’origine est exclue du litige parce qu’elle n’est absolument pas garant de la dette concernée, ce qui lui offre une sécurité juridique non négligeable.

Selon la nature du montage en question, l’entreprise d’origine peut conserver ou non ses liens avec les partenaires commerciaux dont elle revend les dettes. Dans le cas où son arrangement lui permet de le faire, elle peut continuer à entretenir des relations avec ces derniers.

Les avantages et les limites du système face aux risques

Un autre moyen d’améliorer la liquidité de votre bilan est d’opter pour la souscription d’une assurance-crédit, comme évoqué sur 123assurance. Grâce à cette solution, vous pouvez bénéficier d’une base de données d’infos sur les sociétés vous permettant d’y voir plus clair sur la fiabilité de vos clients et de vos fournisseurs.

De plus, en cas de retards de paiement, des experts peuvent s’occuper à votre place du recouvrement, et dans le cas où ce dernier est impossible, vous pouvez bénéficier d’indemnités.

Contrairement à cette garantie somme toute classique, la titrisation sort littéralement vos créances de votre bilan. De fait, vous n’êtes plus du tout concerné par le risque d’impayé. Néanmoins, ce système présente l’inconvénient de flouer la transparence des marchés, comme la crise des subprimes l’a démontré par le passé.

Néanmoins, certaines formules proposées par des organismes comme Coface permettent aux entrepreneurs de conserver la main sur leurs relations commerciales même après avoir vendu leurs créances.