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Les banques poussées à l’innovation

Crédit : les banques poussées à l'innovation

Dans le domaine financier, particulièrement dans le secteur bancaire, le terme d’innovation est habituellement réservé à la mise à disposition de nouveaux produits financiers, qu’il s’agisse de placements ou d’emprunts. Et, il faut bien le dire, innovation, dans ce cas, est souvent synonyme de complexité accrue. Cette complexité va rarement dans des produits aussi sophistiqués que ceux gérés au desk de la Société Générale ou d’autres grandes banques, que seuls quelques génies peuvent maitriser, comme le procès Kerviel l’a prouvé.

Des produits de plus en plus complexes, que les clients ne maitrisent pas

En effet, avant, tout était simple. On empruntait à un taux d’intérêt fixe, puis un taux variable, mais indexé sur une valeur simple, que chacun pouvait suivre. De la même façon, on investissait dans un livret d’épargne, des emprunts d’état, ou des actions.

Le risque était là, certes (emprunts russes, krach de 1929, faillites de société), mais l’évolution des valeurs pouvait être maitrisée par un individu normalement informé.

Puis arrivèrent les paniers, les fonds d’investissement, les futures… Chaque produit devenait plus complexe, pour assurer une meilleure rentabilité, une meilleure sécurité, sans que cela soit toujours le cas, en réalité. Ainsi, en France, plus de 5.500 communes ont souscrit des emprunts dits « toxiques » qui risquent de les mener à la faillite et, en tout cas, coûtent extrêmement cher au contribuable.

Ces emprunts étaient trop complexes : composés de plusieurs éléments, liés à des marchés qui n’ont rien à voir avec la vie d’une commune (cours de matières premières, par exemple), le lien entre le crédit lui même et l’évolution de l’indicateur tiers devient imprévisible. En 2008, la crise financière généralisée a soudainement fortement renchéri le coût des crédits souscrits par les communes.

Les banques en ligne apportent une innovation de simplification

L’innovation ne touche plus principalement le produit financier lui-même, mais la gestion du compte bancaire et de ses services associés.

Arrivant sur un marché nouveau (la consultation des comptes en ligne, particulièrement sur smartphones), les banques en ligne ont apporté de la simplicité dans les transactions, et permis aux clients de s’affranchir de la sacro-sainte signature sur papier toujours requise par les banques traditionnelles pour la plupart des opérations (ces dernières ayant l’impression de faire preuve d’une audace incroyable quand elles autorisent un ordre par fax…. ne parlons même pas des courriels).

Forcées à réinventer l’organisation même de leurs écrans, avec la limitation des smartphones et l’obligation du tout responsive, les banques en lignes se sont inspirées des néo-banques (ou les ont rachetées) pour proposer une visualisation des opérations et des flux plus simple, sous forme de timeline. Si le détail y perd sont droit de cité à première vue, il peut toujours être retrouvé, par un zoom ou en téléchargeant un fichier.

Vague de simplification qui finira par atteindre les banques traditionnelles : la plupart d’entre elles ont une filiale « en ligne » ou sont partenaires d’une banque en ligne. Par contre, pour celles qui rateraient le coche de cette simplification, il y a fort à parier que la fidélisation client serait de plus en plus difficile !