Publiée le 10 novembre 2019 Par Frederic Landry Dans Immobilier

Évolution des taux des prêts immobiliers en aout 2019

L’année 2019 est marquée par la tendance baissière des taux des crédits immobiliers, et cela depuis janvier. Selon l’Observatoire Crédit Logement /CSA, les taux moyens se chiffraient à 1,20 % bruts en juillet sur toutes les durées et ont davantage baissé début août. Qu’à cela ne tienne, les établissements de crédit sont prêts à prêter et proposent des conditions de financement encore plus favorables, de quoi faire le bonheur de milliers de Français.

Août 2019 : des taux de crédits de moins de 1 % sur 20 ans

En 2019, le crédit au logement est de plus en plus accessible. Selon une enquête menée par Empruntis début août, le taux de crédit immobilier sur 20 ans est descendu à 1,25 % brut contre 1,35 % en juillet, soit une baisse de 10 points en un mois. Sur cette même période, les emprunteurs ayant d’excellents dossiers peuvent souscrire un prêt à des taux de moins de 1 %. Mieux encore, certaines banques proposent des taux hors assurances à 0,75 % aux meilleurs profils.

Les écarts des taux s’accentuent

Ces derniers jours, la majorité des établissements de crédit ont baissé leur taux brut minimum de quelques points aussi bien sur les durées moyennes que courtes. Selon encore le baromètre du courtier en ligne Empruntis, les meilleurs dossiers peuvent désormais bénéficier d’un taux brut de 0,60 % sur 15 ans, contre 0,90 % un mois plus tôt. Quant au taux brut moyen sur 10 ans, il se chiffre à 0,80 %, mais certains profils, les plus chanceux, se voient proposer un taux brut de 0,35 % !

Zoom sur le taux brut moyen

Le taux de crédit brut moyen varie en fonction de la durée du prêt. Voici donc quelques chiffres approximatifs qui pourront vous aider dans le choix de votre financement immobilier.

  • 10 ans : 0,80 % (taux moyen)
  • 15 ans : 1,05 %
  • 20 ans : 1,25 %
  • 25 ans : 1,50 %
  • 30 ans : 1,80 %

Crédit au logement : priorité aux CDI ?

Bien que l’argent soit presque donné aux emprunteurs, les établissements de crédit sélectionnent les clients de façon indirecte. Certains profils ne peuvent donc pas profiter de cette baisse constante des taux immobiliers.

  • La stabilité professionnelle avant tout

Conscientes de la forte demande actuelle, les banques n’hésitent pas à sélectionner les dossiers les moins risqués et les plus faciles à traiter. Elles excluent ainsi les emprunteurs n’ayant pas d’emploi stable, notamment les CDD. Les autoentrepreneurs et les indépendants sont également concernés, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas emprunter. Il faut simplement établir un bon dossier pour séduire les banquiers.

  • Emprunteurs hors CDI : trois ans de revenus obligatoires

Emprunter n’est pas impossible pour les CDD, micro-entrepreneurs et indépendants. Pour décrocher leur prêt, ils devront fournir des justificatifs de revenus d’au moins 3 ans alors que l’examen des trois derniers bulletins de paie suffit pour les CDI. En revanche, les banques sont actuellement plus souples et acceptent de financer les couples dont l’un est en CDD et l’autre en CDI.

  • CDD : les cas particuliers

Certains emprunteurs en CDD tirent leur épingle du jeu, c’est notamment le cas de ceux travaillant dans la fonction publique, car les banques les considèrent comme des CDI.

Autre cas : les banques acceptent de proposer des crédits à deux jeunes en CDD à condition que leurs parents se portent garants.

En d’autres termes, les établissements de crédit peuvent accorder des prêts immobiliers aux CDD lorsque leurs revenus sont stables et que leur profession affiche une bonne stabilité.

Certes, les banques ont beaucoup évolué, mais cela n’est pas encore suffisant quand on sait que plus de 1,4 million de micro-entrepreneurs et près de 90 % de travailleurs en CDD sont exclus. Encore faut-il attendre que les établissements de prêt s’adaptent à l’évolution des revenus des emprunteurs.